Je ne compartimente plus

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Je ne compartimente plus
Photo by Clay Banks / Unsplash

Je pensais que pour avancer, il fallait comprendre.
Comprendre avant de poser des mots.
Être sûre d’aller bien… avant de dire que ça n’allait pas hier.

Mais la réalité ne fonctionne pas comme ça.

Je suis mère pendant que je me reconstruis.
Je travaille pendant que je doute de qui je suis.
Je garde la foi pendant que tout bouge dans ma vie et qu'il n'y a que des vents contraires.
Je tiens bon… pendant que tout me pousse à lâcher.

Rien n’arrive quand je m’y attends.
Chaque jour a sa propre vérité.

Alors j’ai arrêté d’attendre que tout soit clair.
J’ai arrêté de vouloir bien ranger avant d’exister.

Ici, je ne compartimente plus.

Je dépose ce qui est là.
Quand c’est là.
Comme ça vient.

Parfois c’est confus.
Parfois c’est précis.
Parfois c’est juste une phrase.
Parfois c’est une prise de conscience.

Mais tout fait partie du même mouvement.

Il n’y a pas d’un côté
la femme, la mère, la femme de foi, l’entrepreneure.

Il y a moi.
Au milieu de tout ça.
En même temps.

Et c’est comme ça que j’avance.
C’est comme ça que je me redécouvre.
Avec mon propre regard.

Si tu cherches quelque chose de structuré,
tu trouveras ici.

Mais pas en transformant ce que je vis pour que ça paraisse plus propre.

Pas de semblant.
Pas de filtre.

Juste la vérité de ce qu’on traverse,
et qu’on pense devoir porter seule, en silence.

Et si tu es en train de vivre quelque chose
sans réussir à le mettre dans une case, alors tu es exactement au bon endroit.

— viens, on va comprendre.